Catégorie: Mode

Designer de mode
Une vingtaine d'années après s'être lancée tête première dans le design de mode, sans vraiment avoir de plan d'affaires, Marie Saint Pierre figure aujourd'hui parmi les têtes d'affiche de la mode québécoise.
Elle fait aussi partie des rares designers d’ici dont la réputation a dépassé nos frontières. Elle est née Marie-Josée Charest, à Montréal, en août 1961. Au sein de sa famille, elle baigne dans un univers artistique qui l’influence. Elle est la fille du radiologiste Champlain Charest (aujourd’hui retraité), grand amateur de vin et propriétaire du Bistro à Champlain, un restaurant bien connu de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, dans les Laurentides. Celui-ci est un ami des artistes, en particulier de Jean-Paul Riopelle, qui fera d’ailleurs sauter la petite Marie sur ses genoux, enfant.
Sa formation scolaire la mène en principe à l’architecture. Elle s’inscrit même dans cette discipline à Paris. Mais le destin en décidera autrement : elle se découvre une passion pour les vêtements.
En 1986, diplômée en dessin de mode du Collège LaSalle à Montréal, Marie Saint Pierre obtient l’une des deux bourses offertes par le Fashion Group de Montréal aux finissants les plus prometteurs des écoles de mode de Montréal. Elle fonde alors sa propre société dès l’automne et vend ses manteaux dans quelques boutiques de Montréal, puis installe ses ateliers dans un espace de 139 mètres carrés dans le Vieux-Montréal.
Deux ans plus tard, elle crée sa première collection de prêt-à-porter et commence à diffuser ses créations en région. En 1989, première expérience à l’étranger, alors qu’elle est la première Québécoise invitée au Cotery Show de New York.
En 1991, elle ouvre son atelier-boutique sur la rue Saint-Denis à Montréal (en 1997, elle déménagera sur la rue de la Montagne, au centre-ville, où elle est encore aujourd’hui). En 1998, ouverture d’une boutique à Toronto. Ses créations sont aujourd’hui vendues un peu partout au Canada ainsi que dans plusieurs boutiques aux États-Unis.
Marie Saint Pierre n’a jamais cessé de se soucier de la santé de la mode québécoise. Son inquiétude demeure entière, mais elle fait tout en son pouvoir pour rehausser la visibilité et la qualité des productions québécoises.

